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Invasion
Avec Nicole Kidman et Daniel Craig
Enfin un film fantastique qui ne semble pas conçu pour les seuls inconditionnels du genre. Le scénario, adapté du roman L’Invasion des Profanateurs de Joel Silver, tourne pourtant autour d’un thème typiquement SF : l’invasion de la Terre par des organismes inconnus qui prennent possession des hommes pour les asservir totalement. Une psychiatre (Kidman) et l’un de ses collègues (Craig) organisent la résistance, ayant compris que la seule manière de résister à l’alien est de ne pas s’endormir. Café, amphétamines, tout est bon pour tenir encore et encore.
Evidemment, Kidman et Craig dans la distribution pèsent pour beaucoup dans l’intérêt du film, qui s’avère l’un des meilleurs du genre depuis de nombreuses années.
L’assassinat de Jesse James
Avec Brad Pitt et Casey Affleck
Une confirmation pour l’un, une révélation pour l’autre. Lucky Luke nous avait fait découvrir un Jesse James de BD, Brad Pitt lui donne l’épaisseur d’un être de chair et de sang. Loin de la saga des Ocean’s, la star transcende le célèbre hors-la-loi de la fin du XIXème, qui au-delà de ses crimes et délits fut aussi considéré par le plus grand nombre comme un Robin des Bois américain. Sa prestation sera récompensée par un Prix du Meilleur Acteur au Festival de Venise. A ses côtés, Casey Affleck s’avère brillant dans un rôle de traître et de lâche pas facile à endosser, et s’impose comme la grande révélation du film. A voir !
A vif
Avec Jodie Foster
Version moderne du Justicier dans la ville, A vif raconte l’histoire d’une animatrice de radio traumatisée par l’agression qui l’a blessée et a coûté la vie à son fiancé. Face à l’inertie exaspérante de la police, elle décide se faire justice elle-même. Sa croisade va croiser la route d’un flic fan de l’animatrice mais déterminé à arrêter le mystérieux justicier. Un thriller sous haute tension qui joue sur les leviers émotionnels de tout un chacun, et l’occasion de retrouver une Jodie Foster au sommet de son art. Un concentré d’adrénaline.
Le deuxième souffle
Avec Daniel Auteuil, Monica Bellucci, Michel Blanc, Jacques Dutron et Eric Cantona
Distribution en or pour ce remake du film de José Giovanni. Célèbre et dangereux gangster condamné à vif, Gu (Auteuil) s’évade de prison et doit, pour quitter la France avec sa femme (Bellucci), participer à un dernier hold-up. Mais celui-ci s’avère être un piège, et tout bascule… C’est un polar à la française magistral que signe là Alain Corneau, qui nous livre un film à l’esthétique aussi sombre que fouillée. Malgré des bonus décevants, on espère que le DVD lui apportera le succès qu’il mérite, et qu’il n’a contre toute attente pas connu en salles. Vraiment excellent.
L’ennemi intime
Avec Benoît Magimel et Albert Dupontel
En l’espace de quelques films, Albert Dupontel se confirme comme l’un des tout grands du cinéma français, capables de jouer « avec les yeux », comme le grand Delon. Cet Ennemi intime confirme tout le bien que l’on pense de lui, et nous permet de retrouver le trop rare Benoît Magimel dans un film historique mettant en scène un jeune officier idéaliste (Magimel) et un vieux de la vieille sans illusion (Dupontel) sur trame de Guerre d’Algérie. Si on regrette des situations convenues, on les oublie grâce à une belle image et deux acteurs convaincants. L’un des rares bons films sur ce conflit douloureux, de surcroît servi, dans cette édition DVD, par d’excellentsbonus.
Michael Clayton
Avec George Clooney
L’affiche suscite l’impatience : un thriller opposant une multinationale à l’un de ses propres avocats, mis au point par le scénariste de La vengeance dans la peau avec dans le rôle titre, cerise sur le gâteau, l’irrésistible George. Hélas, hélas, le film ne tient pas ses promesses, et malgré une composition parfaite de Clooney, Tony Gilroy ne parvient pas à nous captiver. On passe un bon moment, mais loin du régal que l’on avait espéré. Décevant, donc.
Lions et agneaux
Avec Tom Cruise, Robert Redford, Glenn Close
Casting de rêve pour Robert Redford sur le plateau de son dernier film. L’acteur-réalisateur poursuit sa croisade contre la politique de l’administration Bush avec ce film à message extrêmement téléphoné. A travers l’interview donnée par un sénateur ambitieux (Cruise) à une journaliste renommée (Close) croisée avec l’implication d’un professeur de sciences politiques (Redford) décidé à motiver un étudiant prometteur, et la vie sur le terrain de deux des anciens élèves de ce même professeur engagés volontaires en Afghanistan, Redford enfourche l’un de ses chevaux de bataille favoris, mais hypothèque l’intérêt de ces trois histoires entrecroisées sur fond de politique étrangère américaine, par une réalisation indigente reposant exclusivement sur des champs et contrechamps. A voir tout de même, pour les prestations parfaites des acteurs. Sortie le 11 juin.
Rééditions
Un fauteuil pour deux
Avec Dan Aykroyd et Eddie Murphie
Impossible de ne pas saluer la réédition de cette comédie classique, qui lança Eddie Murphy en 1983. Les manigances de deux banquiers privent un golden boy de Wall Street (Aykroyd) de sa situation, et installent un escroc fauché (Murphy) dans ses meubles et dans son fauteuil de financier. S’ensuit un fol enchaînement de situations burlesques qui font aujourd’hui partie des grands classiques de la comédie. A voir et revoir, sans respecter de dose prescrite !
Officier et Gentleman
Avec Richard Gere et Debra Winger
L’erreur serait de vouloir comparer Officier et Gentleman, sorti en 1982, avec Top Gun qui lui succèdera de quatre ans. Si le héros du premier entre à l’école d’officiers pour devenir pilote de l’Aéronovale, la comparaison avec le blockbuster qui lança Tom Cruise s’arrête là. Pas de scènes de combat aérien époustouflantes dans Officier… : rien que l’apprentissage de la vie, de l’amour et de l’amitié par le jeune (il sort tout juste d’American Gigolo) R. Gere. Prestation sans forcer pour la jeune star, qui se laisse manger la vedette par Louis Gossett Jr., qui décrochera l’Oscar du meilleur second rôle pour ce film. Au delà de la prestance de Gere en uniforme impeccable et d’une réalisation sans malice (Taylor Hackford, qui signera plus tard L’Avocat du diable), on retiendra une belle histoire d’amitié et un film qu’une vraie intensité dramatique permet de ne pas tomber dans la légèreté de la romance. En tout cas une réédition dont les amateurs se féliciteront, le film étant devenu introuvable en DVD.
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